Contact Us

The authors are responsible for the choice and presentation of views contained in this website and for opinions expressed therein, which are not necessarily those of UNESCO and do not commit the Organization.

UNESCO Chair in DCGTE © 2017 | Webdesign by Keven Poulin

April 30, 2019

Please reload

Dernières entrées / Recent Posts /
Últimos Posts

Compte rendu de la soirée Retrouvailles Jumelages interculturels

May 8, 2019

Nous sommes heureux de partager le compte rendu de Chantale Asselin sur la soirée Retrouvailles Jumelages interculturels et aussi de mettre en vedette l'excellent travail de Nicole Carignan, toutes les deux membres du comité exécutif de la Chaire UNESCO DCMÉT. Félicitaions pour l'excellent travail !!

-----------

 Nicole Carignan

 

 

Compte rendu de la

soirée Retrouvailles Jumelages interculturels

Jeudi le 2 mai 2019

Par Chantale Asselin, membre du comité exécutif de la Chaire UNESCO DCMÉT

 

Madame Marie-Cécile Guilot, Vice-doyenne aux études, Faculté de communication de l’UQAM, agit comme maître de cérémonie. Dans le cadre des 50 ans de l’UQAM, M. Gaby Saab, doyen de la faculté de communication, M. Henri Boudreau, doyen de la faculté des sciences de l’éducation, présentent à tour de rôle, leur discours.

 

M. Boudreault relate le fait que 3000 personnes enseignantes manqueront à Montréal dès l’automne 2019. Une des solutions consiste à engager des personnes enseignantes immigrantes d’ici les 10 prochaines années, tant au primaire qu’au secondaire.

 

Le groupe de recherche en jumelages interculturels GREJI (2018) se compose de Mesdames Myra Deraîche, Nicole Carignan, Philippe Gagné (Cegep Vanier) et Marie-Cécile Guilot.

 

Le GREJI se compose de 4 axes :

1) Promouvoir et de soutenir l’établissement de nouveaux jumelages interculturels et interlinguistiques entre divers groupes (francophone, anglophone, autochtone et allophone) et régions au Québec;

2) Étudier et documenter les impacts – sociaux comme pédagogiques – des jumelages interculturels;

3) Établir un réseau des différentes expériences similaires existantes au Québec;

4) Former les professionnels concernés par les contacts interculturels (voir aussi : https://communication.uqam.ca/recherche-et-creation/recherches/#12).

 

Les jumelages sont produits depuis les années 2000. En effet, pas moins de 12000 jumelages ont été construits. 50 professeurs, chargés de cours, maîtres de langues, issus de plusieurs départements, les ont supervisés. Au Québec, 80% de la population est francophone, 13%, allophone et 7%, anglophone.

 

Le Cegep Vanier et l’UQAM font des jumelages en anglais, langue seconde (ESL) et français, langue seconde (FLS), ce qui forme les jumelages.

 

Cinq jumeaux et jumelles ont témoigné de leur expérience d’apprentissage.

 

A suivi la conférence de Monsieur Gérard Bouchard (UQAC). L’auteur a expliqué que les angoisses des membres de chaque société expliquent leurs formules d’intégration. L’interculturalisme québécois aurait ainsi, émergé en 1971 lorsque le Premier Ministre Trudeau proposa la Motion multiculturaliste à Ottawa.

 

Dès lors, le Premier Ministre québécois de l’époque, M. Robret Bourassa, s’est chargé de lui répondre que cette motion serait rejetée au Québec. D’où la charte des Droits en 1975 et la loi 101 en 1977, voyaient le jour.

 

M. Bouchard poursuit en présentant le premier élément interculturaliste : la conscience des droits, la pluriculturalité et le respect de la diversité. Le second élément consiste au modèle microsocial, tels les jumelages interculturels, relevant de l’interculturalité, et le modèle macrosocial, qui relève des construits fixes des Orientations de l’État, tels des mandats.

 

Le troisième élément relève de l’importance du français, qui consiste en la réalité ethnoculturelle de la majorité francophone québécoise. Selon l’auteur, le rapport entre la majorité et les minorités au Québec, s’est détérioré dans les dernières années. Exemple : loi 21.

 

Enfin, le quatrième élément de l’Interculturalisme réfère à l’accent mis sur l’intégration des immigrants en vue d’éviter la défragmentation, source de divisions profondes.

 

Les rapprochements interculturels englobent l’intégration, l’emploi et l’insertion économique. La culture commune se définit par l’héritage de la majorité, ajoutée à celle des minorités, lesquelles s’amalgament en points communs. La base se compose de valeurs fondamentales, i.e., l’effort pour s’affranchir des colonisateurs.

 

La prise en compte du rapport majorité-minorités diffère du multiculturalisme.

Parler contre le multiculturalisme des canadiens-anglais consiste en une « grave bévue », au Canada anglais.

 

Les jumelages interculturels consistent en un exemple d’interculturalisme. La soirée s’est joyeusement terminée par la présentation du nouveau site www.jumelagesinterculturels.uqam.ca pour les personnes enseignantes. Ce site présente nombre de ressources, dont celle de XENOréférences.ca, axé sur les compétences (inter)culturelles.

 

- - - - - - - - - - - -

 

VOIR aussi l'article suivant co-rédigé par le membre du comité exécutif de la Chaire UNESCO DCMÉT Nicole Carignan : https://ojs-o.library.ubc.ca/index.php/CERJ/article/view/299

 

Les jumelages interculturels et la pédagogie transformatoire

Myra Deraîche*, Philippe Gagné**, Marie-Cécile Guillot*, Nicole Carignan* Université du Québec à Montréal*, Cégep Vanier College**

 

Résumé: Les jumelages interculturels sont pratiqués depuis longtemps dans de nombreuses institutions au Québec. Il s’agit ici de comprendre l’impact de ces jumelages à la lumière des enjeux actuels de la recherche en éducation interculturelle et en didactique des langues. À l’Université du Québec à Montréal (UQAM), des projets de jumelages interculturels poursuivent un double objectif : pour les immigrants, c’est l’acquisition du français pour faciliter leur intégration et pour les francophones, c’est le développement de leurs compétences de communication interculturelle et de leur jugement critique. Dans un autre projet de jumelage, les enseignants de Vanier College et ceux du Cégep de Victoriaville proposent à leurs étudiants de tisser des ponts entre l’espace linguistique et socioculturel respectif des francophones et des anglophones. On peut considérer ces jumelages comme des pratiques qui participent à la pédagogie transformatoire parce que ces rencontres, en plus de modifier les croyances et les valeurs des individus, jouent sur les préjugés circulant dans la société.

 

Abstract: Intercultural twinnings have long been practiced in many institutions in Quebec. The aim here is to understand the impact of these twinnings in light of current research on intercultural education and language teaching. At the Université du Québec à Montréal (UQAM), intercultural twinning projects have a two-fold objective: for immigrants, it is the acquisition of French to facilitate their integration, and for Francophones, it is the development of their intercultural communication skills and their critical thinking. In another twinning project, Vanier College's teachers and those of Cégep de Victoriaville offer their students the opportunity to build bridges between the linguistic and socio-cultural spheres of Francophones and Anglophones. These twinnings can be seen as practices that contribute to transformative pedagogy because these encounters, in addition to changing the beliefs and values of individuals, have an impact on the prejudices circulating in society. Mots-clés : jumelage interculturel; pédagogie transformatoire; didactique des langues; intégration des immigrants; compétence de communication interculturelle; jugement critique; motivation.

 

Please reload

Please reload

Chercher par étiquettes /
Search By Tags /
Buscar por etiquetas
Please reload

Archive / Archivo